Mot-clef: "soufi"

Déconvenue d’un soufi.

Un pieux soufi vêtu du froc vivait au Caire et observait un silence absolu. Les hommes les plus considérables accouraient de toute part auprès de lui comme des papillons attirés par la flamme. Une nuit notre dévot se rappela (le dicton) : la langue révèle l’homme ; continuer à garder le silence, n’était-ce pas laisser son mérite dans l’ombre?

Déception d’un soufi.

Un soufi, cédant aux tentations de la gourmandise et de la luxure, dépensa deux dinars pour satisfaire ces deux passions. Un de ses amis lui ayant demandé tout bas comment il avait employé cet argent, il répondit : « Avec un dinar j’ai assouvi ma concupiscence, avec l’autre j’ai offert un festin à mon ventre

Miracle d’un Soufi.

Je voyageais dans le Maghreb avec un vieillard originaire de Fariâb (17) ; la destinée nous conduisit sur le rivage de la mer. Comme j’avais encore un dirhem (pièce d’argent), on me prit à bord d’un bateau; mais le pilote était impie et cruel, il laissa le vieillard sur le bord. Déjà, sous l’effort des nègres qui ramaient, l’embarcation s’éloignait, glissant comme un nuage

Sévères exhortations d’un soufi.

Un roi tenait sous son joug tyrannique une vaste contrée. Pendant son règne, les journées de ses sujets étaient sombres comme la nuit et leurs nuits pleines de terreur d’insomnie (Variante : les meilleurs d’entre eux passaient le jour dans le trouble et la nuit dans les larmes et la prière).

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