• Notice sur le Gulistan, sur la vie et les écrits de Saadi.

    Notice sur le Gulistan, sur la vie et les écrits de Saadi.

    que l’on croit, parce que son père était attaché au prince persan Saâd Ben Zenghi. Ce prince appartenait à la dynastie des Atabeks Salgarides , qui a régné cent vingt ans sur la province de Fars et qui s’est éteinte en l’année 663 de l’hégire (1264 de notre ère).

  • L’Homme et l’Idole.

    L’Homme et l’Idole.

    Un homme avait dans sa maison une idole qu’il adorait et à laquelle il sacrifiait chaque jour une victime. Il dépensait pour elle tout ce qu’il possédait. Un jour l’idole se présente à lui, et lui dit : « Ne dé­pense pas ainsi pour moi toute ta fortune,

  • La Vengeance du Lievre.

    La Vengeance du Lievre.

    Il était une fois un vieux et une vieille. Le vieux se nommait Gombéiji, et la vieille Tora. C’étaient de bien braves gens. Ils vivaient dans une intimité parfaite, et savaient se contenter de peu. Toute leur fortune consistait en une misérable cabane, couverte de chaume, bâtie sur le flanc de la montagne, et en un petit champ de melons et d’aubergines, qu’ils cultivaient avec amour.

  • La petite Voleuse.

    La petite Voleuse.

    Mademoiselle Aki était une jeune fille de dix-sept ans. Ses parents l’avaient gâtée. Comme toutes les jeunes filles qui sont gâtées par leurs parents, elle était vaniteuse, capricieuse et méchante. Elle avait un très vilain défaut. Aki était voleuse. Elle volait partout, elle volait toujours, elle volait tant qu’elle pouvait. Et, chose assez curieuse, elle [...]

  • Ourashima Taro et la Deesse de l’Ocean.

    Ourashima Taro et la Deesse de l’Ocean.

    Il y avait autrefois, au pays de Tango, une bourgade du nom de Mizunoé. Dans cette bourgade vivait un pêcheur, qui s’appelait Ourashima Taro. C’était un homme vertueux, au cœur sensible et bon qui, de sa vie, n’avait jamais fait ni souhaité de mal à personne.

Saadi.

 

Le nom de Saadi, si populaire dans l'Orient musulman, jouit en Europe d'une certaine célébrité, grâce aux travaux dont le Gulistan, son chef-d'oeuvre, a été l'objet depuis le XVII e siècle, La Hollande, l'Allemagne, l'Angleterre possèdent plusieurs traductions ou imitations de ce charmant ouvrage, et la France n'a pas été moins favorisée. En 1837 Sémelet qui avait recueilli l'explication orale de Sylvestre de Saçy et, vingt ans
après, notre confrère et ami, M, C, Defrémery, qui a tant fait pour l'histoire et la littérature persanes, ont donné tour à tour une traduction du Parterre  de roses. Le travail de Sémelet n'a guère dépassé le cercle des études auxquelles il était destiné, celui de M, Defrémery, plus répandu, est considéré à juste titre comme un modèle d'exactitude et d'érudition solide et sobre.
Cependant le second chef-d'oeuvre de Saadi, le Boustân ou Verger, n'a pas eu, en France, du moins, une aussi heureuse fortune.

Ier Chapitre :

IIe.  Chapitre :

IIIe.  Chapitre :

IVe. Chapitre :

VIe. Chapitre :

VIIe. Chapitre :

VIIIe. Chapitre :

IXe. Chapitre :

Xe. Chapitre :

 

 La Boustan ou Verger. Poème Persans de Saadi.
par A.C. Barbier de Meynard., membre de l'institut. Profésseur de littérature persannes au Collège de  France. Paris – Edition 1880