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La Bague de Saadi.

Je me souviens qu’aux jours de mon enfance, mon père (que la miséricorde divine rafraîchisse sa tombe comme une pluie bienfaisante !) mon père m’acheta une tablette, un cahier, et joignit à cela une bague d’or (9). Survint un marchand qui, pour quelques dattes, enleva cette bague de mon doigt.

Repentir.

Comme qui arrives à l'âge de soixante-dix ans, dans quel sommeil profond étais-tu plongé pour avoir ainsi gaspillé ta vie ? Pendant que tu amassais pour ton séjour ici-bas, tu oubliais le viatique du voyage. — Au jour du marché suprême dont le ciel sera le prix, les récompenses seront proportionnées aux mérites ; tu [...]

Le ministre de Feridoun.

Feridoun avait un sage vizir au cœur resplendissant de sagesse, homme plein d’expérience, dont l’unique souci était de plaire à Dieu et d’obéir à son maître. Un ministre injuste accable le peuple d’impôts en alléguant les lois de l’Etat et les besoins du trésor ; malheur à l’agent qui ne respecte pas les lois divines, le courroux du roi finira par l’atteindre !

Avantages du silence et du recueillement.

Quelqu’un se présente chez Daoud Tayi (9) et lui dit : « Je viens de rencontrer le soufi un tel, il est ivre, et étendu par terre, au milieu des chiens, son turban et sa tunique tout souillés de vin. » A ces mots, le scheik inspiré regarda le dénonciateur d’un air courroucé ; après être resté un instant muet d’indignation, il lui dit :

La rixe.

Deux individus virent de loin les indices d’une rixe : des flots de poussière, des cris de dispute, des chaussures jonchant le sol, des pierres volant de tout côté : l’un d’eux, effrayé d’un pareil spectacle, prit la fuite; l’autre, se jeta dans la bagarre et eut la tête cassée. — Nul n’est supérieur à l’homme prudent et circonspect qui ne s’occupe des qualités et des défauts de personne

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